18.8.07

Effets secondaires

Le Japon a parfois de drôles d'effets sur les gens.

Tenez, prenez cette fille, par exemple, à gauche sur la photo. Eh bien, en temps normal, elle est plutôt désespérante : du genre à venir à bout à Pâques d'une boîte de chocolats qu'on lui aurait offerte à Noël.

Or, elle aime le chocolat ! C'est juste qu'elle n'est pas gourmande.

Et voilà que cette même fille, au Japon, veut goûter à tout, hésite devant la carte des desserts, se sent mal si elle n'a pas mangé au moins une glace dans la journée !


Ce qui m'étonne moins d'elle, en revanche, c'est qu'elle dévore les Chroniques de l'oiseau à ressort de Murakami, partout et dès qu'elle peut... Y compris en faisant la queue aux toilettes !

(Cat, je crois qu'il va falloir faire une croix sur le cheese cake dans l'avion !!!!)

17.8.07

Dans Yanaka (l'anneau d'or)

Il y avait ce chat qui, depuis trois jours, venait miauler sous la fenêtre de son appartement.
A l’heure à laquelle le soleil ne tarderait pas à se lever. L’heure à laquelle il ne parvenait pas à se rendormir.
Le miaulement pénétrait son sommeil, cheminait à travers les derniers lambeaux de son rêve, lui faisait ouvrir les yeux brusquement.

Il était possible de fuir certaines personnes. Il suffisait de ne plus répondre au téléphone, elle finissaient par se lasser, par disparaître. Il suffisait de regarder ailleurs si on les croisait dans la rue. Il faisait cela très bien.
Il était possible également d’éviter certains lieux. Il suffisait de changer ses itinéraires, de transformer ses trajets, de descendre à la station de métro précédente.
Or, il était tout à fait impossible d’éviter les chats à Tokyo.
Ils étaient partout dans la ville.
Faméliques à la queue cassée dans les squares, obèses dans les cimetières et aux abords des temples. Farouches et méfiants dans tous les cas.

Le miaulement cessait exactement au moment où le sommeil l’abandonnait. Et le laissait se débattre avec la perspective d’une journée fatigante.

Il y avait cette bague qui, depuis trois mois, tournait dans le vide à son doigt.
Aux petites heures du matin, l’éclat du métal précieux attirait son regard qui s’y fixait sans parvenir à y concentrer ses pensées.
Cet anneau n’avait plus aucune signification.
Dans ces moments qui succédaient au miaulement matinal, sa vue lui évoquait parfois certains souvenirs.
Parfois, c’était juste une sensation : celle de la chaleur d’un lit partagé.
Ou de la fraîcheur de sa main qui se posait sur son bras dans ces gestes qui, au début, sont prémédités et réfléchis puis qui deviennent une habitude, un réflexe –sans, pour autant, se départir de leur tendresse initiale.
Parfois lui revenait la ligne de ses yeux fermés, son visage barré par la mèche de cheveux raides lorsqu’il la regardait dormir.
Parfois, c’était le son de sa voix qu’il croyait entendre. Sa voix ensommeillée qui s’assurait que le café était prêt avant qu’elle se lève.
Ces choses minuscules qui avaient été quotidiennes pendant assez de temps pour qu’il ne les remarque plus. Ces détails qu’il s’était employé à chasser de sa mémoire lui revenaient par bribes ,à présent,.

S’il trouvait ce chat qui réveillait ses souvenirs, peut-être pourrait-il le chasser et reprendre le cours de l’existence sans éclat et sans mémoire qu’il s’était choisie six mois auparavant.


Au matin, il lui restait ce rêve troublant de précision et de réalisme.
Ils étaient dans les rues de Yanaka. Ils avaient longé les allées du cimetière, ils étaient silencieux tous les deux.
Le jour tombait lorsqu’ils avaient découvert cet endroit étrange. Des pelleteuses y côtoyaient des statues isolées et comme déracinées. Aucune lumière n’éclairait les immeubles aux alentours. Seules les cages d’escalier brillaient dans le soir.
Aucune présence ne se faisait sentir et elle lui avait agrippé la main comme elle l’aurait fait s’ils avaient été les seuls survivants d’une catastrophe planétaire.


Puis, aussi brusquement que les rêves le permettent, ils s’étaient retrouvés devant cette boutique qu’il connaissait depuis toujours.
Un fatras varié dans lequel il avait souvent fouillé en quête d’une passoire ou d’une cuillère à la forme particulière. Il aimait les objets qui alliaient la beauté à l’utilité.
Elle cherchait une bouilloire pour sa mère et il lui en désigna trois qui pendaient à un crochet, sur une crémaillère.
Contrairement à ses habitudes, elle se décida très vite pour le modèle intermédiaire et, caressant les flans rebondis de l’objet, elle appela la vieille femme qui tenait la boutique.
Celle-ci lui prit la bouilloire des mains et disparut un petit moment dans l’arrière boutique. Elle revint mais, au lieu de la bouilloire emballée, elle lui remit un paquet de petite taille et carré en lui disant : « il me semble que cela serait plus approprié. »
Ils quittèrent la boutique sans un mot et il s’éveilla, ne sachant pas d’où lui venait la certitude que le paquet remis par la vieille femme était une boîte à thé emplie de cendres.

Il passa la journée avec la sensation amère de l’avoir retrouvée, de reconnaître sa silhouette dans la rue, elle dans sa jupe plissée, son pull à manches courtes laissant apparaître ses bras blancs, son visage encadré par ses longues boucles d’oreilles, qui devenait grave lorsqu’elle pensait à sa mère…
Il alla même jusqu’à Yanaka, longea les allées du rêve mais la boutique était fermée ce jour-là.


Au retour, il savait pourtant que l’appartement serait vide mais il avait le cœur qui battait en introduisant sa clé dans la serrure.
Il sursauta en croisant son reflet dans le miroir de l’entrée.
Ses cernes s’étaient creusés.
Il lui faudrait s’habituer à ce visage qui lui tiendrait compagnie dorénavant.
Il s’aperçut que, sans y réfléchir, il avait ôté l’anneau de son doigt.
Il le posa dans une soucoupe qu’il ne se souvenait pas avoir vue là avant.
Le son du métal contre la porcelaine ne contenait ni rage ni regrets. Mais il résonna dans le silence de l’absence.
Il se souvint qu’un de ses amis comparait toujours la vie à un jeu de l’oie.
« Lançons les dés, se dit-il, et trouvons ce chat ».



(Les photos sont de E., merci E.)

16.8.07

C'est jeudi !


Ici, il fait chaud et le facteur transpire sous son casque. Il aimerait être ailleurs, il rêve de plages, il rêve de glaces.
Si ça ne tenait qu'à moi, je lui accorderais volontiers son jeudi puisque, du courrier, je suis sûre d'en recevoir ici !

14.8.07

La brocante du coeur

"-Les photos originales et insolites ne m'intéressent pas. Quand on les a vues deux fois, on s'en lasse, non ? Mais il est bien possible que la première fois, elles aient un impact. Celles que j'ai envie de faire sont des photos attendrissantes. Des photos douces. Avec des sujets qui apaisent le coeur comme la tombée du jour. Car ce genre de photos peut nous accompagner très longtemps."
Hitonari Tsuji. Objectif.


Je garde, de tous ces endroits, à l'intérieur de moi, des vues d'ensemble.
Ces rues couvertes d'un ciel bleu décoré de nuages blancs de cinéma, la mer infinie et dansante, le pont qui se découpe sur le coucher de soleil, ce ghetto amical... Puis, cette forêt traversée, cette montagne gravie... Et tant de rizières encadrées par les fenêtres des trains.
Tous ces paysages seront mes souvenirs de vacances.


Et pourtant, ce sont toujours les détails qui se glissent le plus profondément dans la mémoire de mon coeur.
Je dis parfois "Regarde !", en tendant le bras. Mais, souvent, je n'interromps pas la conversation, je les garde pour moi.
Et, quand je suis seule, il m'arrive de penser, en remarquant un bout de trottoir, un morceau de fer blanc que ces endroits, que ces objets ne changent pas sous prétexte de rentrer dans mon histoire. Ils restent permanents, là où ils sont. Me survivront.

(Si je n'avais pas ce Lumix noir dans la main, je continuerais à être seule à savoir ce qui me touche, ce qu'il me reste.)

Tuesday self portrait


La semaine prochaine, je serai à nouveau seule dans les miroirs du Japon (c'est dommage).

13.8.07

2,5km (x6)

Suivre le chemin des papillons nous a permis d'être seules au monde pendant quelques kilomètres.

Nous marchons sans nous soucier des directions.
Nous alternons le soleil aveuglant et l'ombre profonde.

Au sommet, la vision de la mer est aussi rafraîchissante qu'un grand verre d'eau.

Au sommet, je dépose une pièce sur la pierre. J'aime croire, certains jours, que les voeux peuvent être exaucés.
Plus tard, la guirlande clignote, le jour s'achève lentement.

A l'heure du cheese-cake, elle m'apprend qu'ils ont décidé de se séparer. On est surpris par les gens, parfois.

12.8.07

Dans la foret du temps

Dans ce pays où, régulièrement, tout est détruit...

Il est inutile de se précipiter dans les temples, à la recherche d'une quelconque authenticité...

Il n'est pas obligatoire de croire le vendeur qui affirme que ce carnet date de l'époque Meiji...

Mais, à marcher dans les forêts millénaires, on les voit, les vestiges du temps.

Ces forêts sont un peu les ruines sur notre versant. Un peu notre château de Chambord.

"Seul est mien le pays qui est dans mon âme. J'y entre sans passeport comme chez moi ...En moi fleurissent les jardins. Mes fleurs sont inventées. Les rues m'appartiennent."

11.8.07

Le sommeil des lotus


Cette journée est instructive puisqu'elle nous donne un moyen indiscutable d'échapper à la corvée vaisselle...
Oui, elles sont un peu radicales, ces robes sans ouverture pour les bras...

Cette journée est précieuse comme le cadeau qu'elle glisse dans ma main, souriant de ma surprise.
Elle est transparente comme les journées que nous passons ensemble, cette bague volumineuse...

Et nous planifions mon avenir comme s'il ne dépendait que de moi...
Partager quelques jours de chaque saison m'irait bien, à moi.

Plus tard, nous les rejoignons à Ueno.
Sashimis, bières, glaces... Ce sont les ingrédients des soirées d'été réussies, simples et légères.
Et, auprès des lotus endormis, j'aimerais rester toute la nuit, être encore là, les bras autour des genoux, au lever du soleil.

10.8.07

It's so nice (une vie en province)

Nous avons pensé à la même comparaison : vu d'en bas, le HMV ressemble à une bibliothèque des années 50 d'un pays de l'est.
Quitter Tokyo, c'est aussi faire un petit voyage dans le temps. Autant la capitale ne néglige pas les années 70 dans ses atmosphères, autant la province remonte davantage en arrière.

Nice est un magasin délicieusement désert et surrané. Où il n'est pas possible de faire ses courses sans avoir des nouvelles du voyage en France de la fille du vendeur du petit bric à brac de l'entrée. C'est sa fille à lui mais c'est aussi la soeur de la marchande de tofu, la belle-soeur du poissonnier et la nièce de la caissière...

Plus loin dans la rue, après le karaoké abandonné, il y a une esthéticienne qui a le même âge que les vernis exposés dans sa vitrine. Peut-être pas loin de 80 ans.

Il est bon de savoir que ces lieux existent, de croire qu'ils existeront toujours, même maintenant que je les ai quittés pour reprendre la broderie de ma vie dans la capitale. Ce serait une permanence, là, à cet endroit. Une certitude, douce certitude. Ainsi, il y aurait pour l'éternité, au bout d'un voyage en train à la durée fantaisiste, ce magasin improbable, cette chambre tapissée du chant des cigales, ce futon qui sent le cheval et les bâteaux qui mugissent au matin pour rappeler que les embruns ne sont pas loin...

9.8.07

C'est jeudi !


Mieux qu'une carte postale de vacances (ce qui est déjà très bien !), c'est ici que Mme Ga m'écrit tous les jeudis de l'année...

8.8.07

Chien et loup

Le soleil s'est couché quand le train a traversé Ginza. Deux jours avant, c'était déjà dans un train que nous avons regardé sa montre entre chien et loup, jusqu'à ce qu'il fasse nuit sur les rizières. 19H15.
Ces heures où les ombres s'allongent sont douces en bord de mer. Nous les passons en conversations. Comme toutes les autres. Mais c'est peut-être cette lumière rosée qui embellit tout, qui embellit la vie, qui les rend plus essentielles que les autres.

On pourrait se taire aussi mais, maintenant que je me reprends quand je dis "notre quartier", maintenant que nous ne partageons plus le pallier, les discussions ont leur raison d'être sans trêve et nous éclairent un peu la voie.

Oui, notre passé dicte notre présent mais rien ne nous le ferait renier.
Les pratiques zen sont intéressantes mais assez éloignées des nôtres.
La semaine prochaine, elle sera la plus jolie pour se marier.
Connaître la valeur d'un engagement aide à savoir s'engager.
Décembre est un beau mois pour ajouter un épisode à nos feuilletons.

La mer avait les reflets changeants de mon foulard.
Arrivées en haut de la côte de Tarumi, nous nous sommes retournées. C'était la première fois qu'elle voyait le pont illuminé. Et l'île, de l'autre côté brillait comme une promesse.

7.8.07

Tuesday self portrait


Elle se moque de moi.
Quand, dans les trains, dans les magasins, j'enfile mes manches, je me love dans mon foulard, elle dit que j'exagère.
Elle ne peut pas comprendre !
C'est mon tempérament de diva, ça ! Je protège ma gorge, je protège ma voix, même si je ne chante pas.

6.8.07

"Tokyo est plein de bruits qu'on n'entend pas. Evidemment, il y a les fréquences des appareils d'écoute clandestine, les téléphones sans fil, les ondes des bipeurs. Et puis, maintenant presque chaque habitant de Tokyo dispose d'un ou même plusieurs téléphones portables. Un réseau incroyable d'ondes toujours plus nombreuses se croise dans Tokyo. On dit que c'est une ville bruyante, mais le véritable vacarme, c'est celui qu'on n'entend pas..."
Tokyo décibels Hitonari Tsuji

Dans le train, les voix de tous les voyageurs qui se superposent, s'entrecroisent, tapissent ma conscience d'un bruit de fond bigarré duquel, parfois, se distingue un mot connu que je ne fais pas l'effort de relier au reste.
D'autres fois, quand la porte s'ouvre à une gare, c'est le chant des cigales qui envahit le wagon.
J'ai la tête pleine de bruits. Et lisant Tokyo décibels, c'est une autre sorte de bruits qui se superposent à ma réalité.
Le temps passe au fur et à mesure des correspondances, des changements de trains. Au fur et à mesure, les heures n'ont plus de réalité.
A chaque gare, voir le flot de gens qui vivent leur vie sans savoir que j'existe.
Nos vies perdent leur sens pendant les longs voyages. Il y a juste des permanences, des pensées récurrentes qui nous rappellent qui nous sommes.

(Et quelle est cette fatalité qui veut qu'une banane à peine mûre en début de voyage soit invariablement molle et à moitié écrasée quand on la sort et l'épluche au milieu du trajet ?)

"-Les gens ont installé des fenêtres à double vitrage chez eux pour ne plus entendre le vacarme extérieur. Alors le vacarme a disparu, c'est certain, mais le son des cloches aussi... Et puis, vous savez, les gens sont bien trop occupés pour s'intéresser au bruit d'une cloche.
-De nos jours, si on ne cherche pas exprès à écouter, on ne peut plus rien entendre, n'est-ce pas ?
Le moine hocha la tête, les lèvres serrées en une fine ligne droite. J'ajoutai comme pour moi-même :
-Le son des cloches a sombré au fond des jours trop bien remplis... Voilà une réponse bien actuelle à ma question.
-La nuit qui précède le jour de l'an, on sonne huit cent coups, pour apaiser les cent huit désirs humains. A l'origine, vous savez, le son des cloches avait pour but de pacifier l'esprit des hommes."

5.8.07

Brève rencontre

Au début, je croyais qu'ils parlaient tout seuls.

A présent, je sais que les gens dont j'entends la voix mais ne vois pas l'interlocuteur, font voyager un enfant dans un siège à l'arrière de leur vélo.

Il roule lentement mais me dépasse. Son petit fils se retourne et me dévisage. Il est sérieux et je sais que le sourire qui barre le bas de mon visage ne suffira pas à susciter le sien.

Alors, je lève le bras, j'agite la main.
Il esquisse un geste de salut. Un peu à la manière de la reine d'Angleterre, sans détacher les yeux des miens.

Jusqu'à ce que le vélo tourne à droite et disparaisse de ma vue.

4.8.07

Ebisu, France

C'était un peu être en France que de nous installer à cette terrasse et d'y passer trois quart d'heures complètement oubliés par le serveur !
Situation inédite au Japon...

A l'heure de l'Assam dans ma tasse, nous en étions à la dernière partie de son séjour, dévidant le fil des jours du nord au sud.
Du sud, il en fut aussi question, en couleur changeante, matière fluide sachant préserver les gorges fragiles des excès de la climatisation.
Les sacs qu'il avait avec lui ressemblaient à des hottes, c'était un peu Noël en été, déballer les paquets. Tant de pages à corner, tant de feuilles roulées dans les sachets de thé, des petits Lu en édition spéciale et des sourires vert grenouille.

Le vent du typhon virevoltait et emportait nos voix, tout ce passé retrouvé au mois de juillet, tout cet avenir en suspension...
Une certitude : un livre par jour au mois d'août.

Quant à moi, des livres j'en emporte, dans le transsibérien que je prends ce matin. 10 heures de train. Et, à l'arrivée, leur sourire et un mochimochipan. Je suis prête à tout.

3.8.07

Une sieste éternelle


On dirait la scène d'un crime...

2.8.07

C'est jeudi !


Le jeudi est le jour du courrier... Wonderful day !

1.8.07

Paradis andalous


C'est au Shinjukugyoen que je lis le dernier roman de Chantal.
Quelle chance d'avoir des amis écrivains ! Lire leurs livres, c'est un peu comme passer du temps avec eux.
Cet après-midi, soleil et vent dans l'herbe encore verte. Thé glacé et après-midi sans horaire.
Deux heures avec cette femme -la narratrice- qui a été prince oriental dans une vie antérieure, qui m'a touchée et dont j'ai aimé la saine mauvaise humeur, les peurs (in)fondées, l'irrésistible instinct de vie et la volonté de rester debout, malgré les tempêtes.

"Silencieux, mon jardinier dessinait sans y penser sur sa serviette en papier des cercles qu'il entourait de carrés. Quelque chose du drapeau japonais. J'ai alors su qu'un jour, j'irai à Kyoto voir les jardins que l'on ratisse à l'identique chaque matin depuis des siècles, seulement des graviers, des cailloux que l'on peigne méticuleusement tous les jours pour recoiffer le monde à neuf d'un même geste d'au-delà des morts."
Chantal Pelletier. Paradis andalous. Editions Joëlle Losfeld. Parution le 30 août. (patience ! Mais : lu et approuvé !)