4.7.08

Petit inventaire

("On peut parler de sa vie toute sa vie, la vie est considérable" Marguerite Duras. La vie matérielle)

De la pluie la nuit, du soleil le jour.
Un rendez-vous décalé et d'autres qui tiennent leurs promesses.
Un chai et des thés glacés en terrasse.
Des heures alanguies.
Des légumes du jardin et Duras qui voyage dans un sac de congélation.
Des photos du mois de mai comme autant de clichés du bonheur.
Et une voiture qui passe en noir et blanc.
Des mots partagés à mi-chemin entre les petits matins et les fins de soirées.
Des présences malgré l'absence.
Des lettres en voyage.
Un rayon de soleil sur l'épaule en fin de journée.

Des onigiris à midi.
De la confiance -à nouveau- pour la suite.
Des bonnes nouvelles à l'heure du petit déjeuner (il n'y a pas de fatalité ou alors seulement celle du bonheur).
Des garçons dans une barque sur l'eau verte à l'heure du thé.
Une envie de cheveux courts assouvie après 10 minutes de vélo.
Des pentes en roue libre.
Des os dont je découvre l'existence.
Des pages lues et partagées.
Des auteurs fondateurs énumérés.
Une friche qui m'est chère et le grain d'une voix qui se pose sur mon coeur.

2 commentaires:

Mayumi a dit…

Chère Gwen,

Vos mots sont un délicieux mélange doux-amer, comme un thé Chai indien au lait et à la cardamone.

Je bois vos textes avidement et je m'inquiète aussi un peu de vous. Je vous espère en bonne forme dans cet été tokyoïte que je ne goûterai pas encore cette année, bien que mon beau-frère se marie à Tokyo à la fin du mois. Je viendrai plus tard, quand le soleil sera à nouveau fréquentable, pour reprendre vos exquise expression. Peut-êter alors aurons-nous le plaisir d'enrichir nos vies d'une rencontre ?

En vous souhaitant qu'il se mette un peu à pleuvoir le jour et faire beau la nuit, pour des matsuri rafraîchissants et des journées douces.

Gwen a dit…

Mayumi, ne vous inquiétez pas pour moi : je vais très bien et, à mon goût, le chai n'est jamais amer !
Je reconnais dans l'air immobile et saturé d'humidité l'été qui s'installe. Je saurai être patiente en attendant l'automne.