19.3.08

Lettre ouverte

Jenny,
j'avais les cheveux longs quand je t'ai écrit depuis ce café souterrain et je t'ai cité les mots en exergue du livre de Javier Marias que je (re)lisais :
"Les livres que nous ne lisons pas sont pleins d'avertissements, jamais nous ne les connaitrons, ou ils viendront trop tard."

Et je t'ai parlé d'elles -la mère et la fille- silencieuses et concentrées -chacune absorbée de son côté- qui m'ont révélé à quel point l'activité que j'avais abandonnée pour t'écrire (m')était précieuse.

Moi qui étais en train de lire aussi, je les enviais presque !
Parce qu'il y a encore meilleur que de lire : c'est lire en même temps qu'un être cher.
Côte à côte. Chacun dans ses mots. Et, pourtant, tellement ensemble.

Je suis sûre que tu ne me démentiras pas.

Je t'embrasse.
Gwen.
(Et, alors, finalement, ce formulaire, tu l'as envoyé ???)

1 commentaire:

Chenican a dit…

Tiens, je nous revois cet été ... lisant côte à côte ; ou moi lisant et toi dormant ...