1.6.07

Asakusa 10H15

La perception que j'ai de moi-même varie en fonction des personnes avec lesquelles je me trouve.
Ainsi, dans la même semaine, je peux me sentir tour à tour géante obèse ou top model. J'ai beau savoir que, dans l'un et l'autre cas, c'est un peu excessif, c'est comme ça !
Madame Gâ ne me tient pas rigueur de mon rituel quart d'heure de retard et m'accueille avec un "qu'est-ce que tu es jolie dans ce petit pull !!!"
Avec elle, je redeviens une grande fille toute simple, qui cache comme elle peut ses kilos en trop, qui coiffe comme elle peut ses cheveux trop longs. Une fille loin des extrêmes, qui marie les pois et les rayures. Et mange sans complexe ni remords sa glace au macha.
Et puis, madame Gâ enfile ses pieds de Cendrillon dans des chaussures de poupée, relève un peu le bas de sa robe pour juger de l'effet dans le miroir.
Et là, je sais que, décidément, je suis hors course.
Mais j'échange toutes les montées de marches à Cannes, les WE passés à regarder Jude Law jouer au tennis, les 5 à 7 avec Benjamin Biolay... contre ces journées douces et ensoleillées passées ensemble, ce petit shopping à 500 yens, ce bol de soba, ce melon pan partagé avec les enfants sages avant que ce soit l'heure des bières fraîches, au retour de l'homme.
Oui, vraiment, je garde tout ça. Aux autres les paillettes et les couvertures de Voici !

1 commentaire:

madame gâ a dit…

il n'y a bien que tes yeux de marraine bienveillante pour apercevoir des pieds de tapis rouge sous la citrouille!!
mes chaussures de poupees se font la semelle pendant mes pauses clope ; pas de montee des marches prevue cette semaine, donc...