30.7.07

... Et celles qui se produisent le lundi


Le lundi, nous nous donnons rendez-vous au Starbucks de Takadanobaba où nous écrivons notre courrier.
Nous enfonçons les touches de nos ordinateurs qui se ressemblent. Nous envoyons de nos nouvelles à des connaissances qui ne nous sont pas communes.
Parfois, nous relevons la tête. Les clients entrent devant nous, en contrebas.
Nous commentons une coupe de cheveux, une tenue vestimentaire, un joli geste. Une faute de goût.
Parfois, nous remarquons que Paul Mc Cartney chante.
Parfois, nous nous racontons notre actualité et celle de nos connaissances communes.
Parfois, nos regards s'égarent. Nous pensons à autre chose. A quelqu'un d'autre.
Le temps passe.
Rythmé par nos prénoms que nous inscrivons en bas de l'écran.
Rythmé par la voix des serveuses qui répètent les commandes. Elles sourient et s'amusent. Elles sont de bonne humeur.

Il y a, dans le contrat qui lie les serveurs à ce café, une clause qui leur interdit de tomber amoureux d'un(e) de leurs collègues.
Moi, un tel contrat, je ne le signerais pas.
Il y a des choses qu'on ne choisit pas.
Il y a des choses qui sont comme ça.

4 commentaires:

l'amie du matin a dit…

En descendant du train pour retrouver mon vélo à Takadanobaba, je les ai vu à nouveau, les deux hideux en débardeur, là, à la gare... (びっくりした!!!)

Mon vélo aussi était là. Décoré d'un petit papillon rouge, oui, mais il n'avait pas bougé cette fois. (よかった)

- promis, un jour je pourrai dire plus que 2 mots en japonais -

Fabrice a dit…

Le plus simple, c'est de ne pas aller dans ces cafés douteux... Si personne n'y allait, ils n'auraient plus besoin de faire signer le moindre contrat ni de vendre leur jus de chaussettte à un prix exorbitant !

Enfin, à part ça, un petit coucou à toi Gwen, ça fait longtemps !

Gwen a dit…

ça fait longtemps et ça fait plaisir, Fabrice ! Mais quoi, qu'est-ce qui se passe pour que tu sois d'aussi mauvaise humeur ce lundi ?!!!!
(je bois du chaï et du thé vert dans les Starbucks et ils sont corrects !)

Fabrice a dit…

Eh eh, oui, en ce moment je suis d'une humeur massacrante, désolé ! Cette chaleur moite insupportable et les frustrations quotidiennes dans l'apprentissage du japonais y sont sans doute pour quelque chose...