10.12.08

Les heures douces

Au début, il y a les draps chauds et le ciel que le soleil teint en bleu quand on ouvre les rideaux, pendant que l'eau de la première théière chauffe.
Plus tard, c'est le visage tourné vers le soleil, les manches du tee shirt retroussées et les yeux fermés pour mieux encore profiter de cette chaleur proche de celle d'un mois de juin français.

Plus tard encore, c'est l'heure douce et rose où la fraîcheur qui tombe en même temps que le soir donne des envies de lait chaud, de cannelle et soupe au kabocha, de plaid et de Miles Davis.
Chaque heure porte en elle ses délices.

"car dans ce pays sans archives et sans ruines (sauf des arbres plusieurs fois centenaires ou sur le point de mourir), on transmet le souvenir d'une sensation."
Gérard Macé. Où grandissent les pierres.

2 commentaires:

les chéchés a dit…

les heures tendres, la beauté de la matinnée, son moëlleux, la chaleur du thé qui réchauufe l'hiver, le gâteau aux épices... oui oui, à chaque heure ses délices...

Anonyme a dit…

Aujourd'hui à Hiroo il y avait un arbre immense et magnifique au feuillage encore entièrement vert, et derrière lui, plus petits, d'autres arbres aux feuillages rouges et oranges qui se découpaient dans la lumière laissée par les espaces entre ses feuilles luisantes...on aurait dit les teintes et les lumières de toutes les saisons mélangées. C'était comme de contempler une existence poétique dans un endroit tokyoîte improbable...
Ju.