2.12.08

Tuesday self portrait

Dans le train qui m'emmenait vers la rivière, je les ai écoutés parler du stress de la vie de bureau en openspace, de la jovialité obligatoire, de la compétition souterraine aux apparences cool, des projets passionnants qui leur faisaient brasser des sommes affolantes mais volaient leur sommeil, du luxe, des vêtements chers et à la mode qui compensaient puis, à force, ne compensaient rien de ce qui leur filait entre les doigts.
Je les ai écoutés raconter leur réussite qui changeait leur vie en échec.
Ce jour-là plus que tout autre, j'ai eu la certitude que, malgré les apparences, nous ne vivons décidément pas tous sur la même planète.

3 commentaires:

Julian a dit…

C'est sûr que ce ne sont pas les thèmes habituels de ce blog plutôt poétique et comtemplatif.

Le monde que tu écoutais dans le train est un monde énorme, sans frontières, en expansion.

Enfin je ne vais pas commencer à me lancer là dedans, je ne pourrais plus m'arréter...

Blog toujours aussi beau, avec cette atmosphère bien particulière... continue !

Florence a dit…

Quelques lignes pour te dire mon plaisir immense de te lire. Un peu de poésie dans ce monde rude et difficile. Merci pour tes mots et les photos qui les accompagnent.

Gwen a dit…

Merci m'sieur dame !!!
(Julian : euh, bonjour à tes collègues d'openspace, alors ?!!!)