6.12.08

Ce que je suis devenue

Il y a un parfum de Sologne au Shakujiikoen et l'étang contient les mêmes couleurs diluées que le godet des aquarellistes.

Dans le soleil, je dénoue mon écharpe et je reste immobile jusqu'à la fin de ma (re)lecture.
Je devrais venir plus souvent, picorer un oden à la cafet, entre quelques teckels.

Devant le reflet du temple, je me souviens de ma première visite, au début de l'année incertaine.

Je ne sous-estime pas le chemin parcouru.
Je préfère celle que je suis devenue.
100 yens de moins sur le prix affiché... Est-ce parce que je lui ai souri ? Je me brûle les lèvres en mordant la patate douce grillée.

C'est encore à Ikebukuro que la nuit tombe sur un air de jazz et la fin de l'après-midi a le goût du Darjeeling.
L'automne est rouge et belle et douce. Sereine.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Lu "ne jamais désespérer de ses rêves, les suivre en toute confiance jusqu'au point inouï où ils vous reconduisent vers le récit vrai de votre vie ..." où les premiers pas ici où ça mache et ça marche le monde.

Pays de Neige

Chenican a dit…

euh, oserais-je aussi commander la photo rouge ?!!
j'aurais volontiers fait une marche avec toi !