22.12.06

Differents trains

Il y a quelques heures par jour pendant lesquelles les trains sont moins peuplés.
Alors, chacun des voyageurs peut y avoir son indivualité, sa place assise ou faire le choix de rester debout.
Aucun d'entre eux n'est obligé de mêler son intimité aux autres.
Alors que le matin, le soir, les conversations se mêlent, les pieds se marchent dessus, les têtes dodelinantes des dormeurs se penchent vers les épaules de leurs voisins.

C'est lors de ces heures plus tranquilles, lorsque la vue par la fenêtre est dégagée des corps qui, à d'autres moments, se tassent dans l'allée. C'est lorsque mon train en croise, en dépasse d'autres. C'est lors de ces heures, donc, quand je vois ces gens plongés dans leur vie -comme moi dans la mienne- que je me rends compte à quel point la ville est peuplée.
Et les trains jamais complètement vides.

Parmi ces gens qu'on voit passer dans les trains d'en face, certains d'entre eux, le regard vague, le regard flou et abandonné, appuient leur main sur la vitre de la porte. Comme un signe d'adieu permanent au monde qui défile devant eux.

3 commentaires:

AS a dit…

Ichigayaaaa, Ichigaya desu !!!

steve reich a dit…

no comment....

Anonyme a dit…

Different Trains ou bien encore Tokyo Vermont counterpoint