25.12.06

Les lundis de Mitakadai

Il y a des rendez-vous qu'on honore plus volontiers que d'autres.
Ainsi, moi, une fois par mois, je longe le petit cours d'eau tranquille de Kichijôji à Mitakadai.

Pressée à l'aller pour être (à peu près) à l'heure. Flâneuse au retour.

Au cimetière, je salue les tombes.
Aux miroirs, je demande qui est la plus belle.

Longeant les cours de tennis, j'écoute le rebond des balles.

J'observe les jeux des enfants sages à l'heure de la récréation.

J'ai des sensations de campagne, si près si loin de Tokyo.

Et puis, parfois, je rejoins Madame Gâ à Shimokitazawa pour un lunch.

Mais Madame Gâ est partie passer les fêtes en France et E. a volontiers quitté le banc des remplaçants pour manger des spaghettis au kabocha avec moi !

Il y a des rendez-vous qu'on honore moins volontiers que d'autres.
Ainsi moi, plusieurs fois par mois, je vais chez le dentiste rue Gambetta.
Comme c'était Noël aujourd'hui, c'est aux chants de circonstance (toujours version ascenseur, ça ne varie pas !) qu'on a eu droit.
Et comme c'était l'après-midi, c'est un feuilleton qui était diffusé à la télé. Un feuilleton qui se passait, en partie, dans le cabinet d'un dentiste... Une belle mise en abyme !!!
Moi, n'étant pas rentrée chez moi depuis le lunch, je n'avais pas lavé mes dents avant de venir. Mais, tout de même, j'ai été surprise que l'assistante chargée du nettoyage me dise qu'elle allait "faire le ménage" dans ma bouche... J'ai trouvé ça un peu exagéré !
De retour dans la salle d'attente, j'ai feuilleté une revue, attirée par Jude Law en couverture et j'ai vu des photos de l'acteur que je venais de voir dans le feuilleton. Le monde est si petit !

Remontant la Waseda dori à pied vers le Cotton club café, j'avais, dans mon téléphone, la voix des enfants qui, en France, venaient d'ouvrir leurs cadeaux et me souhaitaient un joyeux Noël.

Mais oui, il était joyeux, ce Noël au kabocha ! Et l'heure passée la bouche ouverte ne m'a pas empêchée, plus tard, de profiter du fromage, du pain, du vin qui ont mis un air de fête sur la table.

4 commentaires:

Elise a dit…

Bon Noël à toi Gwen!

chez moi c'était foie gras sur pain d'épices et confiture de goyave...heureusement que ce n'est qu'une fois par an!

odilon a dit…

...........et mince, j'ai completement oublié de proposer le pain d'épices avec le foie gras ou même avec le camembert ... oh zut !!!!!! La famille est partie, voila pourquoi il reste du pain d'épices, étrangement pas de foie gras !

Anonyme a dit…

Quatre condamnés à mort pour meurtre, dont deux septuagénaires, ont été pendus lundi 25 décembre au Japon, seul grand pays industrialisé avec les Etats-Unis à ne pas avoir aboli la peine capitale. Ces exécutions marquent la fin d'un moratoire de facto qui était en vigueur depuis plus de quinze mois. Elles interviennent le jour de Noël, qui pour la grande majorité des Japonais, de confession bouddhiste et shintoïste, n'est pas sacré. Comme il est d'usage au Japon, les autorités n'ont pas divulgué les identités des condamnés ni les lieux d'exécution. La plus grande "opacité" règne en effet sur le sort des condamnés à mort japonais, ce que dénoncent régulièrement les organisations de défense des droits de l'Homme. Les condamnés eux-même n'apprennent qu'au dernier moment la date de leur exécution et leurs familles ne sont pas averties. La dernière pendaison au Japon remontait à septembre 2005. Elle avait eu lieu quelques jours avant l'entrée en fonctions du ministre de la justice Seiken Sugiura, un avocat fermement opposé à la peine capitale en raison de ses convictions bouddhistes. Or, au Japon, les arrêts de mort doivent être contresignés par le ministre de la justice, ce que M. Sugiura s'était toujours refusé à faire, dans un pays pourtant majoritairement favorable à la peine de mort. Mais après le départ de Junichiro Koizumi, et l'arrivée de Shinzo Abe à la tête du gouvernement, un nouveau ministre de la justice a été mis en place, partisan lui de la peine capitale. Réagissant au quatre exécutions qui viennent d'intervenir, Azaho Mizushima, juriste de l'université Waseda, estime que les autorités judiciaires"ont pris cette décision pour des raisons politiques et de sécurité publique, en jugeant nécessaire de ne pas conclure 2006 sans une seule pendaison".

Paul Bocuse a dit…

Des spaghettis au kabocha est ce bien raisonnable ? !