9.1.09

Les jours sans (c'était hier)

Il y a des journées que je vis sans peine et où je m'acquitte sans effort de ce qui est à faire et où tout se passe comme il se doit.
Ces journées où je n'ai pas à courir après les trains, où tout le monde me sourit autant que d'habitude.
Ces journées où le temps passe à sa juste mesure et où le soleil vient me réchauffer au moment où je m'adosse à la fenêtre.
Mais ce sont des journées qui, si j'avais à les résumer, ne m'inspireraient que : "et alors ?", "et puis ?" "ça ne peut pourtant pas être que ça, la vie".
Des journées sans enthousiasme particulier. Mais sans davantage de déplaisir.
Des journées qui pourraient ne pas exister.
Des journées dont je reconnais la fadeur au moment où je les vis mais dont j'ai l'implacable confirmation le soir, quand je constate que je n'ai pris aucune photo.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Aujourd'hui, sous la pluie, à peine franchi le portail de la gare 'so british' de Harajuku, je l'aurais aimée fade ma fin de journée...
Elle ne pouvait cependant l'être, au vu de mon petit déjeuner.

Des BIses mouillées
Ju

Anonyme a dit…

en anglais il y a un adjectif pour cette fadeur, on dira dans ce cas là par exemple :

Yesterday I was content.

Content, quel adjectif terrible...

Fabien Morisset

Julian a dit…

On dirait les 30 premières années de ma vie...