2.1.09

Ne pas faire du passé table rase


Je laisse momentanément la ville fermée (hier, jour férié) ou en furie (aujourd'hui, début des soldes) aux autres.
Car pour poursuivre mes tâches d'archivage de l'année écoulée, je suis mieux dans le calme ensoleillé de mon balcon (et au moment où j'ai retiré mon pull, j'ai sorti le thermomètre pour en avoir le coeur net. Ah oui, tout de même : 22° à l'ombre !).
2008 ne cesse de se dévider, comme une pelote qui s'est échappée de mes mains mais dont je tiens le fil.
Des images continuent de refluer à la surface de ma mémoire.
Ainsi ce jour de printemps au botanique où, après avoir photographié les ombres mouvantes des arbres sur le sol, il s'était étendu dans l'herbe, lui aussi, et m'avait dit "oui mais, au moins, tu sais ce que tu ne veux pas".
Pour m'assurer que c'est encore vrai et parce que ça ne m'a jamais paru suffisant, j'ai tracé un trait au milieu de la page.
J'ai écrit "ce que je ne veux pas" mais j'ai commencé par remplir l'autre colonne après en avoir corrigé l'intitulé (pourquoi donc "ce que je voudrais" ??? Non ! "ce que je veux", voyons !).
A ma grande surprise, elle est longue, beaucoup plus longue que la première.
Le temps qui passe n'est pas inutile.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

D'ailleurs, quoi de plus merveilleux que de le regarder passer assise au soleil à la terrasse d'un café...

Ceci dit, c'est plutôt nous qui passons, et lui qui demeure, neh ?

Mais en prendre la mesure - et y rester pour y réfléchir - voilà qui me plaît...S'y arrêter et se remémorer tout ce qu'on y a fait, vécu, pensé, imaginé, rêvé, construit, aimé...une année durant - c'est bien.

Je te comprends. Très bien. Et je m'y mets..!
Ju

Anonyme a dit…

Ton titre, également, me fait revenir en mémoire un propos de Simone Weil, relu récemment car cité ailleurs, et disant : "D'où nous viendra la renaissance ? Du passé, seul, si nous l'aimons" : à ne pas tenir comme un propos réactionnaire mais comme une sagesse spirituelle opposant culture à barbarie. Non, quoi qu'on ait chanté dans l'internationale, surtout, ne faisons pas du passé table rase ! Et tentons de devenir sages....
J-encore.

christine a dit…

est-ce qu'on Japon, dans les villes, on voit du linge étendu aux fenêtres. Question saugrenue de quelqu'une qui n'y a jamais mis les pieds au Japon mais qui vient de finir Pluie Noire et remercie du conseil de lecture. Heureuse année?

Gwen a dit…

Ju : bel espoir que celui de la sagesse ! Mais, après tout, pourquoi pas ! ça peut même faire office de bonne résolution !
Christine : aux fenêtres, aux balcons et, comme on le voit sur la photo : n'importe où ailleurs.