26.2.07

Fragile

A quoi ça tient ?
Au ciel plus bleu, plus grand ?
Aux avenues démesurées ?
A l'énergie que répand la ville dans mes veines ?
Parfois, à Tokyo, je me sens libre et fière.

Tentée de vivre ma vie la tête à l'envers, sans les freins-sans les mains. Une vie de grand huit, une vie de tourbillon.

Et puis, soudain, au coin d'un trottoir, un rappel en forme de fleurs.
Oui, je ne suis qu'un entrelac d'artères, de veines, de muscles par endroit...
Je suis humaine. Je suis mortelle.
Alors, je regarde en traversant la rue.

5 commentaires:

Cocje a dit…

Ah oui, c'est préférable de regarder pour traverser la rue, et dis toi que tu as beaucoup de chance de ne pas devoir systématiquement regarder par terre pour éviter les déjections de chiens, comme il y en a tant en France... Profites en pour nous de lever la tête vers le ciel bleu !

bertrand a dit…

Et moi, en regardant par terre, derrière ma porte, je vis une enveloppe bleue postée du Japon et qui m'a donc prouvé que tu es bien vivante et que moi aussi.
J'en avais raté des épisodes...
Merci !
Je vais pouvoir te répondre... par courrier bien sûr !

raphael a dit…

Curieux comme certains matins on se sent libre, heureux. C'est généralement les matins "de printemps", quand il fait bon sans faire chaud, avec un ciel bleu, clair, lumineux, une légère brise, le chant des oiseaux ... L'air a une odeur particulière ... de printemps ... Ces moments là, on se sent léger, heureux, en paix ... Instants magiques ... fugaces ... trop ! ... La vie reprend le dessus, vite, avec sa réalité, dure ...

Mélie a dit…

:)

G. a dit…

Mélie : eh oui !!!!