16.2.07

No man's land


C'est un couloir entre deux lieux.
Un couloir qui n'a pas d'existence propre, aucune identité.
Les chaises, les bancs posés là n'ont pas de caractère.
Et j'aime imaginer que le sommeil dans lequel les dormeurs s'abîment n'a pas de réalité non plus, que les trotteuses de leurs montres sont à l'arrêt pendant tout le temps de la sieste. Et que, au réveil, ils retrouvent la course du monde sans avoir le moindre souvenir de s'être trouvés, à un moment de leur journée, dans une faille spatio-temporelle. Comme si de rien n'était...

12 commentaires:

Bertrand a dit…

Oui mais un no man's land avec 5 personnes, n'est pas un no man's land...
Pfff, y'en a qui chipote sur la poésie moderne...

G. a dit…

Tu as raison, c'est plutôt un no dream's land !

moju a dit…

c'est fou ce qu'on peut faire dans une faille spatio-temporelle, pour le savoir, lire "Le point d'orgue" de Nicholson Baker (10:18)

moju a dit…

aucun rapport, mais quelqu'un a-t-il déjà écouté ce qu'il se passe lorsqu'on clique sur le symbole "handicapé" à coté de la case vérification des mots, là, juste à droite -->

G. a dit…

Pas lu Le point d'orgue mais beaucoup aimé La mezzanine...
Incroyable : je n'avais jamais cliqué !!!! C'est drôle !!!!

itadakimasu a dit…

mais comment un aveugle, ou qqun qui ne peut pas lire thkcxb peut il arriver a trouver l'endroit ou se trouve la toute petite icone bleue de la chaise roulante???

Sinon, est ce que ce couloir relie deux lieux ou bien se trouve t il dans le meme endroit?

Anonyme a dit…

Voila qq temps deja que je suit ton blog. J'aime beaucoup ta façon d'ecrire. Continue STP!
A bientot
Alex (au Japon aussi...)

G. a dit…

Merci !
(je n'ai pas de raison de m'arrêter : il y a, ici, une raison par jour à l'écriture !)

Fabrice a dit…

Paul Dumouchel, dans son livre "Tableaux de Kyoto. Images du Japon 1994-2004" - Ed. Mercure du Nord, fait une analyse très intéressante des comportements des japonais dans les espaces publics. Pour lui, au Japon, les rues, les bus, les trains, les salles d'attente, tous ces endroits ne sont pas des "espaces publics" au sens de lieux où l'on s'observe et où l'on se donne en spectacle. Ils sont seulement des espaces communs, dans lequel chacun évolue sans s'occuper des autres. Il suffit alors de fermer les yeux pour être seul.

G. a dit…

C'est très très juste, c'est tout à fait ça !

Bérénice a dit…

Ca fait longtemps que je ne suis pas passé par ici! oups!! beaucoup de textes à rattraper!
Mais là je m'arrête sur cette photo que j'aime beaucoup, et je vais peut-être faire une petite sieste réparatrice!! ;o))

G. a dit…

Dors bien Bérénice !!!!