12.1.07

Gachis du temps de cerveau disponible

La nuit était froide et noire puis elle fut courte, jolie et... inattendue.
Et, dans un demi sommeil : "et qu'est-ce que tu fais, toi, demain ?"
Je ne savais pas encore.
Et le temps a passé. A vouloir tout et son contraire : profiter encore un peu de la chaleur du lit mais aussi sortir marcher. Lire mais aussi écouter la radio...
J'ai fini par ne rien faire du tout.
Jusqu'au moment de prendre le train que j'ai attendu pendant une heure sur le quai parce qu'il venait d'y avoir un tremblement de terre.
Il y a des journées qui sont de vrais gaspillages.
Aussi idiotes qu'une porte laissée grande ouverte un jour d'hiver, aussi inutiles qu'une lumière qu'on oublie d'éteindre dans un appartement désert...

Le soir, je rentre enfin, il est temps qu'on soit bientôt demain... Et, dans la nuit, je croise ces hommes qui, comme tous les vendredis, ont abusé du coktail fatidique : moitié alcool moitié fatigue et qui marchent les yeux fermés. Quand je les croise, je chante avec Lou Reed "take a walk on the wild side".
Porter une jupe donne envie de danser.

6 commentaires:

Cocje a dit…

Les petits bonheurs de demain n'en seront que plus délectables... comme tu le dis si bien: pour profiter de certaines choses il faut savoir en repousser d'autres.
Bonne nuit, beaux rêves, et bons lendemains.

G. a dit…

Je les attends tous les jours, les lendemains qui chantent...

Anonyme a dit…

je pense si souvent au gachis que je fais de mes journées qu'à la fin je ne fais rien d'autre qu'y penser. ça m'arrive souvent et m'empoisonne la vie.

elsia a dit…

Autrefois, je m'étais fait prendre à partie par des gens quelque peu plus âgés que moi qui me demandait quel âge je pouvais bien avoir pour dire qu'il n'y aurait jamais de lendemains chantants, et que c'était ça qui était bien, justement. L'important est de tendre, les plus beaux jours peuvent être ceux d'attente, de stand-by, parce que les lendemains sont toujours lendemains, "oh qu'ils sont nombreux les demains"...
Fasse le ciel que nous les attendions sans fin ces lendemains chantants, l'essentiel est dans la lutte, pour un pas en avant, deux autres qui reculent, et l'on danse sans le voir, et le prochain pas, au prochain pas, tout dans un prochain pas...

raphael a dit…

Pas toujours facile de définir les priorités, de se décider ... et de se mettre à l'oeuvre... pour finir par se sentir coupable ... moins pour n'avoir rien fait que pour n'avoir pas su se décider.

G. a dit…

Elsia, je vais essayer de me souvenir que l'attente peut être belle... (pas gagné !!!)
Raphaël, c'est EXACTEMENT ça, oui...