17.1.07

I can't take my arms off of you

On aurait été au cinéma, ça aurait été la scène inaugurale d'une histoire d'amour.
D'ailleurs, par le plus grand des hasards, issue de la liste "tout et n'importe quoi" (et vraiment n'importe quoi pour le coup) de mon iPod, c'est la chanson originale de "Closer" que j'entendais à ce moment-là.
Un scénario certes pas très original, très proche de celui justement incarné par Jude Law et Nathalie Portman : elle arrive à toute allure sur son vélo. Il sort en courant du combini. Elle le voit mais il est trop tard pour l'éviter. Ils sont tous les deux allongés sur le trottoir, leurs sacs éparpillés, la roue du vélo tourne encore et il lui demande si tout va bien...

Mais nous n'étions pas au cinéma.
Il n'y a pas eu de ralenti.
Il n'était pas Jude Law.
Il ne m'a pas emmenée à l'hôpital soigner mon coude écorché.

Nous n'étions pas au cinéma.
Ou alors le chef op était en vacances : du ciel couleur neige n'est tombée que de la pluie. Et tout le jour a été recouvert de cette lumière qui rend les heures identiques les unes aux autres.

Nous n'étions pas au cinéma et cette chute n'a rien inauguré du tout.
C'était juste un téléfilm médiocre, qui cherche son rythme, dont on ne parvient pas très bien à cerner le sujet et dont les acteurs font ce qu'ils peuvent avec des dialogues d'une banalité à pleurer. Un téléfilm dont on se demande bien, à la fin, pourquoi on l'a regardé jusqu'au bout.
Alors quant à le vivre...


Devant un macha tea latte, j'aurais aimé que Jude Law -ou un autre- vienne me dire : "I can't take my eyes off of you".
Je ne l'aurais pas démérité.
Je crois.

8 commentaires:

djeni a dit…

il y a des jours un peu vilains, comme celui-là, de pluie pissouse, de coude écorché,d'une ptite scéne banale à pleurer,des jours oui comme de vilains petits canards ... mais il y a ce don que tu as d'en faire une histoire minuscule,simple, qui se retient comme un refrain et qui dit à qui l'entend que ça pourrait être lui ou elle ,aussi, dégringolant,s'embrouillant les pattes dans les roues et le coeur dans le gris, avec l'envie qu'on lui dise des mots doux devant ce drôle de macha tea latte !

Cocje a dit…

Et puis mince, ce téléfim banal il plairait bien à d'autres... moi je t'échange sans problème le coup du vélo à Tokyo contre celui d'une banale bousculade avec les excuses mutuelles qui s'ensuivent au marché d'Arles.
T'es ok ? J'ajoute un pot de lemon curd au pavot...

G. a dit…

djeni : oui, c'est ça, tout à fait ça, des jours couleur mare aux canards !!! (mais ça y est, on est demain !)
cocje : toi qui transformes le lemon curd en moutarde, je me doute que tu aurais su faire quelque chose de ce coup du vélo mais le reste de la journée, je te le promets, tu n'as pas à me l'envier !

raphael a dit…

Ca finira bien par arriver un jour ... et ce sera imprévu, authentique, magique et différent ... probablement mieux ainsi.

madame gâ qui est bien d'accord a dit…

jude law ...ou michael scoffield?

raphael a dit…

la moitié qu'il faut ... ;-)

véron a dit…

...avec une petite frise de mousse de lait couleur pistache sur la lévre supérieure , vous attirez des regards gourmants .......

e. a dit…

toi au moins il t'a demandé si tout allait bien.... moi il est parti en courant, comme un voleur... et puis ce n'était pas Natalie Portman... alors pas de regret...