18.1.07

Le ciel au fond de la ruelle

J'allais passer sans m'arrêter mais quelque chose est venu fugitivement s'inscrire dans mon champ visuel. Je n'aurais pas su dire quoi.
Alors, je suis revenue sur mes pas et, au fond de la ruelle, je l'ai effectivement vu.
Je me suis approchée et il n'a pas bougé.
Il a cligné des yeux comme une chouette. D'ailleurs, il avait le pelage d'une effraie.

J'aime cette assurance tranquille qu'ont les félins, cette manière de connaître les règles du jeu et de l'affirmer en silence.
Je suis un chat.
Je suis perché.
J'ai gagné.

5 commentaires:

akaieric a dit…

" Je suis un chat.
Je suis perché.
J'ai gagné."
Tu connais le langage des chats?

neshweow (on dirait un miaulement de chat ce mot de vérification).

itadakimasu a dit…

catblogging

raphael a dit…

J'en ai entendu un une fois, près du musée de la machine à vapeur, à Kyoto. Il miaulait, me fixait, et s'est presque approché quand je suis allé vers lui. Pas farouche du tout, j'ai pu lui gratter la gorge ... Je crois qu'il avait faim, mais je n'avais rien pour lui. Dommage ...

En tout cas, je suis content de l'avoir croisé cet après-midi : je lui ai parlé alors que je n'avais pas dit un mot en français depuis plusieurs jours ... Ca m'a fait du bien. Marrant ...

G. a dit…

Bien sûr, je parle chat ! (et pas Raphaël, donc !)

raphael a dit…

J'utilise les papouilles pour communiquer ... ;-)